Vestiges de Fés.
05/04/2012 15:42 par vinajregisjean
Comme chaque ville du Maroc quelques ruines y subsitent de çi de là d'un passé glorieux.
Un travail titanesque et trés fatiguant qu'effectuent ces personnes tous les jours. Ce que je garderais en mémoire c'est cette odeur trés spéciale des teintures qui en dégageait.
Ah cette médina, je ne sais plus le nombre de kilomètres elle faisait; elle descendait d'un côté et remontait de l'autre et vis et versa. Elle était jonchée de boutique à droite et à gauche et les ruelles pas trés large. Beaucoup d'objet typique à la ville était vendus.
HISTOIRE DE LA VILLE.
Fès[1]( Ùـاس en arabe) (ou Fez selon l'ancienne orthographe) est la troisième plus grande ville du Maroc. Sa fondation est traditionnellement située au début du IXe siècle, sous le règne d'Idriss II, mais certains historiens la font remonter à la fin du VIIIe siècle, sous le règne d'Idriss Ier, père du précédent.
Sa médina, la plus vieille ( avec celle de Tunis) et grande du monde, un exemple modèle d'une ville orientale, est placée sous la protection de l'UNESCO[2] ; elle est inchangée depuis le XIIe siècle. Le bleu profond de ses céramiques est l'un des symboles de Fès. Son rayonnement international passé en fait l'une des capitales de la civilisation arabo-musulmane aux côtés de Damas, Bagdad, Cordoue, Tlemcen, Grenade...
Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d'une pioche (arabe : ÙØ£Ø³ [fa's], pioche) à l'emplacement des premières fondations.
Fès ne se livre pas facilement. Pour y accéder, il faut rentrer par la grande porte, à la fois visible et voilée, du sacré. Car Fès est un sanctuaire. C'est ainsi d'ailleurs que les soufis, ces initiés de l'islam, l'ont toujours appelée : la Zaouïa. Le voyageur qui venait de loin savait qu'en arrivant aux portes de la ville, c'est à son fondateur et à son saint patron lui-même qu'il demandait l'hospitalité. Pour lui, Fès est la ville de Moulay Idriss.
Beaucoup de fassis connaissent encore par cœur ce que les chroniqueurs rapportent comme étant les paroles, lors de la prière inaugurale, du saint : « Ô Dieu, Tu sais que je n'ai pas construit cette ville par vanité, par désir de renommée ou par orgueil. Mais je voudrais que tu y sois adoré, que Ton Livre y soit Lu et Ta Loi appliquée tant que durera le monde. Ô Dieu, guide vers le bien ceux qui y habitent et aide les à l'accomplir, voile à leurs yeux l'épée de l'anarchie et de la dissidence… ».
Fès, qui fut pendant plusieurs siècles une capitale politique et intellectuelle du Maroc, était devenue un centre de rencontres et d'échanges. On rapporte que Sylvestre II (Gerbert d'Aurillac), Pape de 999 à 1003, y séjourna dans sa jeunesse pour y faire des études à la suite desquelles il introduisit les chiffres arabes en Europe. Maïmonide, médecin et philosophe juif, y vécut également quelques années durant lesquelles il enseigna à la Quaraouiyine. L'œuvre de ce philosophe est une merveilleuse illustration de cette symbiose de la culture judéo-islamique qui avait prévalu en Andalousie, et trouvé un écho similaire à Fès.