Le Lion d'Ifrane.
02/04/2012 16:56 par vinajregisjean
Qui n'a jamais eu l'idée de prendre une photo prés de ce lion pour immortaliser l'instant magique de notre journée rayonnante de bonheur.
Ce sont toujours de bons souvenirs de revoir ces endroits, ces endroits que l'on a connu "nous" déjà quelques années auparavant et où on aimait y aller quand il y avait la neige pour nous ressourcer aprés une bonne semaine de travail.
L'Histoire d'Ifrane.
Les premières traces de l’installation humaine dans la région remontent au Néolithique. Des grottes telles que celles de Tizguite ainsi que les vestiges archéologiques remontant à la Préhistoire à Zerouka, Ghabt, Al Bahr et Itto en témoignent.
Par la suite, la région d'Ifrane fut habitée d'abord par les Berbères puis par les Juifs, et ce, depuis environ trois mille ans avant Jésus-Christ. On prétend qu'elle a été la cité de la plus ancienne colonie juive au Maroc.
Selon la tradition orale, les israélites ont quitté la Palestine au temps de Nabuchodonosor, roi de Babylone (160 Km au sud de Bagdad) après la première destruction du temple en 587 av. J.-C. Il traversèrent l'Egypte et la bordure septentrionale du Sahara, puis parvinrent au rivage atlantique de l'anti-atlas en 361 avant Jésus-Christ et s'installèrent en premier lieu dans les grottes en bordure de l'oued Ifrane.
A la suite d'une alliance avec les autochtones, ils fondèrent un royaume dont le roi était "Ephrati" (de la tribu d'Ephraïm : l'une des douze tribus d'Israël).
Déjà connue et appréciée, sans doute, des Romains de Volubilis, il la nommèrent « Horti », les jardins. Le nom déformé devint Tourtit . Les anciens habitants de la région l’appellent toujours ainsi.
Lorsque les Français arrivèrent à Ifrane, ce dernier n’était qu’un petit verger
Le Protectorat : 1912 - 1956
Suite à la pénétration française, le Sultan sera acculé à accepter un traité de protectorat signé le 30 mars 1912.
IFRANE : UNE VILLE SUISSE DU MAROC AU COEUR DE L'ANTI-ATLAS
Quelques siècles plus tard, plus exactement en 1928 et en hommage au passé lointain de la ville, par arrêté viziriel (ministériel marocain), les autorités du protectorat français décidèrent de créer un centre d’estivage appelé Ifrane (grottes en tamazight). Deux projets de création d’une station d’estivage furent proposés à Eirik Labonne, secrétaire général du protectorat.
La situation géographique d’Ifrane, la topographie et son climat privilégié, déterminent le choix du Gouvernement marocain à l’édification d’une station estivale dans un espace vierge de toute construction. Une partie de la main d’œuvre sera constituée de prisonniers. Le 9 juillet 1929 arrive le premier camion de matériaux. Le 15 août 1929 voit l’inauguration des hôtels, du Casino, de chalets, ainsi que le Centre d’estivage et de la place du lion.
Ifrane se transforme alors en station aux allures suisses que nul ne croirait croiser en se baladant dans ces régions berbères du Maroc.
Chacune de ses villas porte en elle des caractéristiques : des toitures, à tuiles rouges, que certains avancent certaines hypothèses, notamment celles qui concernent leurs pentes. En effet, ces dernières varient de l’angle obtus à l’angle aigu en passant par l’angle droit. Ces inclinaisons rappellent ainsi l’évolution de l’architecture des constructions en France du Sud au Nord, autrement dit de la Côte d’Azur à la Manche. Le visiteur peut même remarquer l’existence de façades typiquement normandes ou bretonnes, voire alsaciennes.
Par un sentiment de nostalgie, chaque Français voulait ainsi transposer le mode d’habitation de son pays d’origine et mémoriser par la même occasion son passage. Un Français qui a vécu à Ifrane de 1936 à 1992 confiait à propos de l’évolution du tissu urbain de cette cité, qu’en fait les décideurs de l’époque voulaient faire cette une ville où le Français ne se sentira à aucun moment dépaysé.
Le village est classé comme site naturel par Arrêté Viziriel du 6 septembre 1947.
Le lion fut sculpté par un professeur de dessin du lycée Gouraud de Rabat durant les années 1930 et 1931, il s’agissait du sculpteur Henri Moreau. Monsieur Moreau disparut sans laisser sa signature (Histoire d'une recherche de Mohamed El Aouene)
Dans le début des années 30, un skieur français M. Malicet, ancien élève de l’école de Mégène, créa un mouvement favorable au développement du Ski en organisant la première école de Ski au Maroc. C’est ainsi que le premier Ski Club au Maroc a vu le jour en 1932 avec la naissance du club de Meknès puis celui d’Azrou.
En 1936 le Ski Club d’Ifrane est créé. Dès 1937, le Ski Club d’Ifrane construit un chalet-refuge. Dans la foulée, la ligue de ski de la Fédération Française voit le jour au Maroc pour coordonner et organiser les activités de ces clubs et contribuer à la promotion des sports d’Hiver au Maroc des années 30.
En 1957 la fédération Royale Marocaine de Ski est créée.
Ifrane est le centre d’estivage marocain le plus fréquenté. La province d’Ifrane se trouve au cœur du Moyen-Atlas avec une superficie de 3573 km2. Elle est habitée par deux grandes tribus Sanhaja, les Béni M’guild et les Béni M’tir.
Station de montagne, cette cité est devenue un haut lieu des sports d’hiver. Avec ses chalets aux toits couverts de tuiles rouges, elle est située à 1650 m d’altitude.
Ses richesses naturelles ont amené les responsables de la région à créer un parc national de 53000 ha. C’est dans cette région qu’on trouve la plus grande forêt de cèdre du pays.
Ses lacs sont incontournables pour la pêche à la truite et au brochet. Elle est également une région pastorale et possède une station expérimentale pour l’étude des comportements des animaux.
Ifrane abrite l'une des plus prestigieuses universités du Maroc : Al Akhawayn University In Ifrane, où l'enseignement est entièrement anglo-saxon.
Je me souviens de ces deux artères de route pas loin de la douane Marocaine où l'on pouvait faire nos dernières courses où même réserver nos places de bateau. A une époque l'assurance que j'avais en france ne couvrait pas les pays comme le Maroc, on était obligé de prendre une assurance temporaire sur place durant notre séjour au Maroc.
Beaucoup de touristes en été sur cette plage, les arrivants et les partants se croisent au grés des jours et des semaines.
Tout est mis en oeuvre pour que le touriste ne soit pas dépaysé et se sete abandonné.
Elle est située à la sortie de la Douans Marocaine en provenance de l'Espagne et du débarcadère.
Ces dans ces coins que les ançiens du pays viennent faire leurs emplètes avant de prendre le bateau direction l'Europe.
| Tanger, Une histoire puisée dans la mythologie |
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On ne saurait évoquer l’histoire de Tanger sans sa dimension mythique. La tradition orale rapporte l'histoire suivante: après le déluge, l'arche de Noé dérivait en l'attente de retrouver la terre ferme. Un jour, une colombe revint se poser sur le pont de l'arche avec un peu d'argile sur ses pattes. Les occupants de l'arche se sont alors écriés: "Tin jâa" soit «la terre est arrivée». Les récits grecs nous ont fait parvenir les plus belles légendes. Selon Platon, la région de Tanger était le domaine du géant Antée, fils de Poséidon et de Gaïa. Ce géant "monstrueux" attaquait les voyageurs pour construire avec leurs crânes un temple dédié à son père. Il donna le nom de sa femme, Tinga, à son domaine qui englobait les fameux jardins des Hespérides, réputés pour leurs fruits d'or. Il semble toutefois établi que le nom de la ville soit d'origine berbère, donné par des populations anciennement implantées dans la région. Les légendes disent aussi qu’Hercule sépara en deux la montagne reliant l’Espagne et le Maroc et créa ainsi le détroit de Gibraltar et les «colonnes d’Hercule » avec d’un côté Calpe (Gibraltar) et de l’autre Abila (Jebel Moussa).
La mythologie de Tanger est donc un chapitre riche et plaisant de son "histoire". Ce point si singulier de l'ensemble méditerranéen, à la porte de l'océan inconnu, a nourri l'imaginaire de nombreux peuples. Sa géographie lui a valu d’associer son nom à une fleur, l’iris tingitana, ou iris tangérois. Iris, messager des dieux de l’Olympe, et Tanger, par extension mythique, tend à rejouer le même rôle en tant que messager entre les personnes, investi d’une mission terrestre; cette fois-ci pour promouvoir la culture et promouvoir les valeurs culturelles de la paix et du dialogue. Une cité chargée d’histoire Par sa situation géographique, le Tangérois constituait un milieu attractif pour les populations préhistoriques. L'abondance des sites découverts et leur variété chronologique démontrent la densité et l'ancienneté de la fréquentation humaine du sol tangérois par les premiers chasseurs-cueilleurs du Paléolithique inférieur (Acheuléen), du Paléolithique moyen (Moustérien, Atérien), et de l'Epipaléolithique. Dès le Néolithique, la péninsule tingitane va jouer un rôle important dans la genèse des civilisations méditerranéennes.
Tanger a été successivement phénicienne (vers 1000 av. J. C), carthaginoise (5ème siècle av. J. C), cité romaine (42), arabo-musulmane (683), portugaise (1471) et anglaise (1662) avant d’être libérée sous le règne du Sultan Alaouite Moulay Ismaïl en 1684. Capitale diplomatique de l’empire chérifien depuis la fin du XVIIIème siècle puis port franc, Tanger international, résultat d’un accord entre le Royaume-Uni, la France, l'Espagne, la Belgique, la Hollande, les États-Unis, le Portugal et l’Union Soviétique auxquels se joindra l’Italie un peu plus tard, L'époque du "Statut international" est celle d’un plus grand rayonnement international de la ville, tant dans le domaine culturel que dans celui des affaires. Le régime international à Tanger reste maintenu jusqu’en 1960 où elle réintègre définitivement le territoire national marocain. Point de jonction, Tanger était forcément prédestinée à être marquée par les vents de l'Histoire et, à cet égard, on peut dire que le passage des Phéniciens, Carthaginois, Romains, Berbères, Portugais, Espagnols et anglais allait laisser des traces indélébiles avant la prise en main de la cité par les Marocains. Evoquer l’histoire de Tanger, c’est raconter l’expérience d’une ville, située à la croisée des routes du monde, carrefour de cultures et de civilisations, et qui fut, depuis toujours, un symbole d’union et de solidarité. |